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François-Frédéric Lemot, né à Lyon le [1] et mort à Paris le , est un sculpteur néo-classique français.

François-Frédéric Lemot
François Lemot, gravure de Jacques Marie Noël Frémy d'après le portrait peint par Louis-Andre-Gabriel Bouchet.
Biographie
Naissance
, ou
Lyon
Décès

Paris
Nationalité
Française
Activité
Sculpteur
Autres informations
A travaillé pour
École des beaux-arts de Paris
Membre de
Académie des beaux-arts
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Prix de Rome
Œuvres principales

Il est notamment l'auteur des bas-reliefs La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et L'Histoire écrit le mot République ornant la tribune de l'Assemblée nationale à Paris, ou encore du Monument à Louis XIV en bronze de la place Bellecour à Lyon.

Il est également le créateur du domaine de la Garenne Lemot à Gétigné, Clisson et Cugand.


Biographie


D’une aptitude peu commune pour le dessin, François-Frédéric Lemot est dès sa jeunesse encouragé par son père menuisier, Jacques-Frédéric Lemot, qui lui fit d’abord étudier le dessin à Besançon. À Paris où il continue de se perfectionner auprès de M. Malhortie, il est remarqué en 1786 en train de croquer l’Hercule gaulois, statue de Puget au parc de Sceaux (Hauts-de-Seine) par deux sculpteurs, membres de l’Académie, Pierre Julien[2] et Claude Dejoux, qui le prennent sous leur protection. Il entre ainsi dans la classe de Dejoux. Il vécut en même temps de dessins pour les fabricants de papiers, de faïenciers, de tentures. En 1790, il fut jugé apte à concourir au prix de l'Académie royale en sculpture, qu’il remporta avec un bas-relief sur le thème du Jugement de Salomon. Il fut présenté à la reine Marie-Antoinette qui le pensionna, et il put partir pour Rome. L'Académie de France à Rome n'était pas encore installée, à l'époque, à la villa Médicis mais occupait un palais du Corso. Il y resta trois années, c'est-à-dire jusqu’aux événements de la Terreur, car l'hostilité des Romains à l'égard des Français après l'exécution de Louis XVI écourta son séjour. Arrivé à Paris pour chercher le moyen de continuer ses études, il fut surpris par une réquisition et dut rejoindre l'armée du Rhin. Deux ans plus tard, en 1795, il est appelé dans la capitale par la Convention à concourir pour une statue du Peuple français, imaginée par David, œuvre qui ne fut jamais exécutée. Cependant les commandes commencèrent d’affluer pour des réalisations généralement monumentales et de style néo-classique voulues par les nouveaux maîtres du pays.

La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et l'Histoire écrit le mot République (1798), Paris, palais Bourbon, hémicycle de l'Assemblée nationale.
La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et l'Histoire écrit le mot République (1798), Paris, palais Bourbon, hémicycle de l'Assemblée nationale.

Il conçoit une statue de Léonidas aux Thermopyles (Chambre de délibération des Pairs, palais du Luxembourg à Paris) et, pour le Conseil des Cinq-Cents, les statues de Lycurgue méditant sur les lois de Sparte, de Numa Pompilius et de Brutus, ainsi que les bas-reliefs en marbre de la tribune : La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et l'Histoire écrit le mot République (1798).

En 1801, Bonaparte lui achète une Bacchante en marbre qu’il avait mise en exposition. En 1804, il place dans l’ancienne salle du Tribunat, un Cicéron s’apprêtant à dénoncer la Conjuration de Catilina devant le Sénat. Cette statue haute de 2,25 m, qui voisinait avec celle de Démosthène de Le Sueur, est conservée au palais du Louvre[3].

En 1805, Napoléon qui l’appréciait lui demande un buste colossal de Jean Bart pour la place d’armes de Dunkerque. La même année, il succéda à Pajou dans la classe des Beaux-Arts pour devenir, cinq ans plus tard, une fois élu membre de l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France, professeur à l’École en remplacement de Chaudet le . Il a pour successeur à ce poste Jean-Jacques Pradier, en 1828[4]. Il eut entre autres pour élève Denis Foyatier.

En 1808, il exécute le char doré destiné à l’arc de triomphe du Carrousel pour accompagner les Chevaux de Saint-Marc de Venise[5], avec deux figures de La Victoire et de La Paix. Il sculpte également un Napoléon en triomphateur qui prend place sur le char, mais que Napoléon ordonnera de déposer.

Au palais du Louvre, il sculpte en 1808 le bas-relief Minerve entourée des muses de la Victoire, couronne le buste de Napoléon ornant le fronton de la façade de la colonnade et mesurant 4 × 22 m. Cet ouvrage lui valut le grand prix décennal et fut considéré comme son chef-d’œuvre[6]. Au Salon de 1811, il expose une statue de Murat, alors roi de Naples. Puis en 1812, en demi-nature[7], Hébé versant le nectar à Jupiter transformé en aigle, et une allégorie : La Rêverie (femme allongée).

Au retour des Bourbons, il est choisi pour l’exécution d’une nouvelle statue équestre en bronze du roi Henri IV qu’il livre le , et qui est inaugurée le 25[8],[9]. Le , il est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

C’est naturellement que la ville de Lyon choisit ce sculpteur, né en ses murs, pour remplacer la statue équestre de Louis XIV, œuvre de Martin Desjardins, renversée sous la Révolution. Ce Monument à Louis XIV est son dernier chef-d’œuvre[10] qui est inauguré le sur la place Bellecour[11],[12]. À la suite de ce travail, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur[13]. La dernière œuvre à laquelle il travailla fut une statue colossale d’Apollon, que la mort ne lui permet pas d’achever. Il laissait une veuve, une fille aînée et un fils.


Publications



Le domaine de la Garenne-Lemot


Article détaillé : Domaine de la Garenne Lemot.

Son œuvre la moins connue, mais à laquelle il consacra beaucoup de soin et de passion, fut la réalisation de la Tibur de ses rêves, la Garenne Lemot, sur une propriété achetée en 1805 à Gétigné, Clisson et Cugand dans les environs de Nantes, terres de l’ancien château en ruines de Clisson qui s’étendaient jusqu’à Gétigné et qu’il contribuera beaucoup à relever et à embellir dans le goût italianisant. Une région au sujet de laquelle il avait en premier lieu écrit un ouvrage anonyme : Voyage pittoresque dans le bocage de la Vendée. Ces lieux étaient d’abord chers à son vieil ami François Cacault qu’il avait connu ambassadeur au cours de son séjour italien et qui l’avait protégé pendant les événements anti-Français. Sa dépouille mortelle sera transportée vers son domaine, inhumée dans le temple de l'Amitié au cimetière Saint-Gilles à Clisson, qu’il avait lui-même édifié en hommage aux frères Cacault.


Élèves



Hommages


Pierre Aubert, François-Frédéric Lemot, médaillon en bronze, musée des Beaux-Arts de Lyon.
Pierre Aubert, François-Frédéric Lemot, médaillon en bronze, musée des Beaux-Arts de Lyon.

Notes et références


  1. Acte de baptême no 1250, p. 185/250, cote du registre 1GG118. « Baptisé le […] né hier ». Notes : il faut cliquer sur « Accéder aux registres », puis sur « Personnalités », puis sur « L », puis cliquer sur le nom. En ligne sur le site des archives municipales numérisées de Lyon.
  2. Ancien élève de Coustou.
  3. « Cicéron orateur », notice sur cartelfr.louvre.fr.
  4. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, no 93, 1996, pp. 95-101.
  5. Qui furent rendus en 1815 à la ville.
  6. Le buste de Napoléon sera remplacé sous la Restauration par celui du Roi-Soleil.
  7. C'est-à-dire environ à la moitié de la dimension naturelle.
  8. « Monument à Henri IV – Paris, 1er arr. », notice sur e-monumen.net
  9. La souscription s’était élevée à 337 860 francs.
  10. On a dit que le cheval était de facture encore meilleure que celui du Pont-Neuf, qui était déjà plus beau que le premier de Jean de Bologne.[réf. nécessaire]
  11. « Monument à Louis XIV – Place Bellecour – Lyon », notice sur e-monumen.net.
  12. Le prix était fixé à 337 750 francs.
  13. « Cote LH/1585/35 », base Léonore, ministère français de la Culture.

Annexes


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Bibliographie



Article connexe



Liens externes



На других языках


[de] François-Frédéric Lemot

François-Frédéric Lemot (* 4. November 1772 in Lyon, Département Rhône; † 6. Mai 1827 in Paris) war ein französischer Bildhauer.

[en] François-Frédéric Lemot

François-Frédéric Lemot (4 November 1772 — 6 May 1827) was a French sculptor, working in the Neoclassical style.

[es] François-Frédéric Lemot

François-Frédéric Lemot, nacido en Lyon el 4 de noviembre de 1772 y fallecido en París el 6 de mayo de 1827, fue un escultor neoclásico francés.
- [fr] François-Frédéric Lemot

[it] François-Frédéric Lemot

François-Frédéric Lemot (Lione, 4 novembre 1772 – Parigi, 6 maggio 1827) è stato uno scultore francese, esponente del Neoclassicismo.

[ru] Лемо, Франсуа-Фредерик

Франсуа-Фредерик Лемо (фр. François-Frédéric Lemot; род. 4 ноября 1772г. Лион - ум. 6 мая 1827г. Париж) - французский скульптор .



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