La villa des Arts au 15, rue Hégésippe-Moreau à Paris.
Les nombreux récitals produits tant sur le continent américain qu'en Europe par le célèbre guitariste espagnol Andrés Segovia (1893-1987) font que c'est à Buenos Aires que de son premier mariage avec Adelaida Portillo naît en 1929 son fils, prénommé de même Andrés, appelé dans ce contexte d'itinérance permanente à vivre «une enfance mouvementée, partagée entre l'Amérique du Sud, l'Espagne, la Suisse, l'Italie et l'Allemagne»[2], avant d'arriver à Paris avec le statut de réfugié politique en 1939.
Partagé entre ses études et la pratique de la peinture en autodidacte, s'intéressant à l'affiche avec un passage dans l'atelier de Paul Colin, se liant d'une amitié durable avec Antoni Clavé, c'est en 1947 qu'il décide de se consacrer totalement à la peinture[2]. Il s'installe à la villa des Arts, 15, rue Hégésippe-Moreau, dans l'atelier qu'occupa avant lui Jean Dufy[3].
Andrés Segovia est sélectionné pour le prix Drouant-David de la Jeune Peinture en 1952[4].
Il renonce, à la mort de son père, au titre de marquis de Salobreña, conféré par le roi Juan Carlos Ier d'Espagne.
«Je fus tout aussitôt conquis en faisant le tour des cimaises où s'offraient d'étonnantes compositions dont la science picturale, que ce soit dans les volumes ou dans le trait, s'avérait magistrale. À la mise en place rigoureuse s'ajoutait un sens étonnant des coloris et des valeurs dans une fantaisie débridée... Segovia a suivi une évolution sage et lente. Son art purifié, stabilisé, éthéré, se refuse à toute compromission de facilité pour se cantonner dans une rigueur presque métaphysique, où les harmonies des tons les plus rares s'unissent à celles des volumes et des formes.» - Emmanuel David[9]
«Cet artiste espagnol né en Argentine adopte un style sculptural, un dessin précis dans la synthèse de la ligne, des harmonies sombres à l'espagnole entre abstraction géométrique et perspective surréaliste.» - Gérald Schurr[10]
«Le solide métier de Segovia met sa méticulosité au service d'une peinture dont l'évolution vers le symbolisme est évidente. En effet, le thème, que ce soit le fruit, pomme ou pastèque, la tête en bois du mannequin, la machine ou l'insecte ou encore des paysages aux lignes hexagonales, semblent être le support de compositions subtilement chargées de sens, dont les coloris clairs, distingués et feutrés, ne sont pas le moindre des charmes. C'est une peinture minutieusement réaliste et pourtant éloignée de la réalité.» - Dictionnaire Bénézit[2]
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2025 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии